Jovenel Moïse et Sebastian Pinera, président du Chili, se sont rencontrés à Lima, 14 avril dernier./ Photo : Président Jovenel Moïse (Twitter) Jovenel Moïse et Sebastian Pinera, président du Chili, se sont rencontrés à Lima, 14 avril dernier./ Photo : Président Jovenel Moïse (Twitter)

Le Chili continue de prendre des mesures drastiques au sujet de la régularisation de son système migratoire. Ce n’est pas tant celle du 9 avril dernier qui consiste à mettre en place pour les Haïtiens un visa de touristes limité à 30 jours qui fait débat actuellement dans le pays, mais le formulaire migratoire qui impose aux Haïtiens d’indiquer la couleur de leur peau.

« Cela ressemble à une mesure qui viole l’égalité devant la loi », a déclaré le président du Comité des affaires étrangères, Vlado Mirosevic, à T13.cl.

Un autre parlementaire, Matías Walker Prieto pense que cette mesure consiste à « faire une sorte d’immigration sélective et [d’établir] d’autres exigences pour les Haïtiens et les Vénézuéliens ».

Le ministre des Affaires étrangères, Roberto Ampuero a avancé que cette « Cette instruction existe au Chili depuis 1977. Quand j’ai entendu cela, j’ai fait des recherches et découvert qu’il existe depuis 1977 et qu’en 2005 ou 2006 il a été numérisé ».

Il n’a pas esquivé une possibilité de modifier le formulaire, mais il « n’a rien à voir, ajoute-t-il, avec la vague d’immigration qui se produit aujourd’hui dans le pays ».

Walker pense que la réactivation d’un tel formulaire peut prêter à équivoque. « Si cela a été fait auparavant, ce n’est pas une bonne raison [de le réactiver, NDLR], car il faut comprendre que dans ce contexte d’exigences particulières aux Haïtiens et aux Vénézuéliens, ce n’est pas une coïncidence heureuse de demander ces données quand nous parlons de migrants qui ont un certain modèle de couleur de peau », explique-t-il.

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